Que me dis-tu, morne vent d'automneMiserable vent ? Toi dont la chanson douce et monotone

Jadis charmait tant ?

Tu me dis, helas ! qu'amour et jeunesse M'ont fait leurs adieux . . .

Et du fond de Tame un not de tristesse Me deborde aux yeux !

Tu me dis, trop bien, ou le sentier mene

Que l'espoir a fui . . . Et ton chant piteux, traduisant ma peine,

Triple mon ennui.

Ce mal qui courbait sur mon foyer videMon front desol6-Ta complainte, O vent, et ton souffle humide

Me l'ont reve1e!

C'est le mal des ans-c'est la nostalgie

Des printemps perdus: Et ton vieux refrain n'est qu'une elegie

Sur ce qui n'est plus !